Traitement de l’eau
par chloration

Parmi les cinq technologies agrées pour la désinfection des eaux destinées à la consommation humaine, la chloration est le traitement de désinfection de l’eau le plus répandu.

Remarque : Pour le traitement de l’eau, be que l’on appelle communément le chlore fait généralement référence au chlore libre actif (acide hypochloreux HClO), forme la plus active du chlore. Ainsi que la source de ce « chlore » soit un bidon d’eau de javel, une bouteille de chlore gazeux ou une solution produite par  électrolyse, la molécule active reste la même.  Ce sont donc d’autres considérations que l’efficacité de la molécule qui devraient logiquement orienter  le choix d’une source de chlore…

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D’un coût direct très faible, le chlore est une solution qui peut être efficace et économique lorsque les objectifs de l’exploitant peuvent être atteints. La rémanence du chlore actif (acide hypochloreux) est de quelques dizaines d’heures lorsque l’eau n’est pas chargée en matières organiques. Lorsque la ressource est d’une bonne qualité, d’excellents résultats tant sur le plan bactériologique qu’organoleptique peuvent être obtenus.

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Le chlore ne convient toutefois pas à toutes les situations car sa performance varie par exemple avec le pH de l’eau ou la présence de matières organiques. L’eau de javel est un produit instable qui se dégrade rapidement et dont la qualité doit être surveillée régulièrement. Le traitement peut-être également de qualité variable si la ressource en eau varie (pH, turbidité,…) et il nécessite un suivi continu. L’entartrage du point d’injection est une cause fréquente d’incident de traitement sur les installations rustiques.

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Heureusement, des solutions existent pour supprimer cet inconvénient et bénéficier des avantages de l’eau de javel sans cette lourde contrainte d’exploitation.

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D’un coût d’installation et de mise en oeuvre plus élevé que l’eau de javel, l’injection de dichlore (chlore gazeux Cl2) conduit in fine à la formation de chlore actif (acide hypochloreux), c’est la même molécule active qui est mise en oeuvre dans les deux cas. L’affirmation fréquente que le traitement au Cl2 est de meilleure qualité est donc tout à fait discutable.

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Le chlore gazeux est un produit très stable qui ne se dégrade pas rapidement et il ne provoque pas d’entartrage du point d’injection. Stocké dans des bouteilles ou des tanks à chlore, il permet de disposer d’une grande autonomie de traitement mais il s’agit d’un gaz dangereux et son stockage et sa mise en oeuvre sont soumis à une réglementation qu’il faut respecter impérativement. Le Cl2 est souvent adopté pour le traitement de débits d’eau élevés à très élevés car sa mise en oeuvre à faible débit – à l’aide d’un chloromètre – est délicate et nécessite un suivi attentif pour éviter des surdosages par « trains de chlore ».

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Pour les sites difficiles d’accès, des solutions existent pour traiter de petits débits d’eau au Cl2 malgré de très faibles débits pour profiter des avantages de la stabilité du stockage du Cl2 en supprimant les risques de surdosage.

Afin d’éviter les inconvénients de l’eau de javel et du Cl2, plusieurs entreprises proposent des électrolyseurs de chlore. Là encore, la molécule de traitement est l’acide hypochloreux. L’efficacité de ce traitement est donc la même et ce sont essentiellement des considérations pratiques qui peuvent orienter votre choix vers ce type de traitement.

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Comme nous l’avons vu, l’eau de javel, le Cl2 et le chlore par électrolyse mettent en oeuvre la même molécule active, l’acide hypochloreux, dans leur traitement. Ce sont donc d’autres considérations, que l’efficacité du traitement, qui orienteront le recours à une technologie ou une autre de traitement au « chlore ».